La fatigue ? Quelle fatigue !

(état de veille, épisode 5)




De quel manque ma fatigue est-elle la plainte ?

Manque de sommeil ?
Manque de désir ?
Manque de satisfaction ?
Manque de vibrations ?
Manque d’énergie et de confiance en mes ressources ?

Ce mot indiquerait-il la frontière entre avoir la maitrise sur ma vie (fluidité, alternance, plaisir et sentiment de faire mes choix ...) et la volonté de la contrôler (efforts, résistance à des impératifs, références à des chiffres, décompte des heures de sommeil, sentiment de subir ...) ?
Le sommeil alors serait-il une question de qualité (réjouissance d’une pause et plaisir de récupérer) ou de quantité (peur de manquer et illusion d’une comptabilité salvatrice) ?
Réduire ma fatigue – qu’elle soit sensation désagréable, symptôme inquiétant ou ennui mortifère – serait d’abord faire le lien entre les messages reçus dans mon enfance et les croyances qui me limitent dans la réalisation de ce qui me tient à coeur. Et m’en libérer.
Qui m’a dit « Attention, tu vas être fatigué ! », « Si tu ne dors pas assez, tu vas te réveiller de mauvaise humeur », « Repose-toi ! », « Couche-toi de bonne heure pour bien travailler à l’école ! » ?
Ces injonctions ont-elles encore le pouvoir de me freiner dans mes initiatives, de me dissuader dans mes audaces d’entreprendre, de me décourager de réaliser mes rêves ?
Le stress dans mon quotidien est-il sel de ma vie ou poison mortel ?
Ai-je opté pour la confiance dans ma bonne santé ou pour l’adhésion à des modèles de prudence obsessionnelle ?
Mes choix sont-ils l’occasion de me réjouir de ma vie ou des sources d’angoisse (Trop ? Trop peu ? ...) ?
Passion ou paresse ? Adaptation ou victimisation ? Curiosité ou frilosité ?

Mon capital-santé est-il un trésor à économiser sans intérêt(s) ou un mouvement à savourer avec gourmandise comme une danse ?



La fatigue ? Quelle fatigue !
(état de veille, débat de l'épisode 5)






La fatigue, quelle fatigue ?
(état de veille, conférence)




Et s’il s’agissait d’une autre manière de sentir, de penser, de vivre ou de résister ?